27/05/2005
APPEL SYNDICAL EN FAVEUR DU OUI
APPEL SYNDICAL
DE SOUTIEN
A LA CONSTITUTION POUR L’EUROPE
Les organisations syndicales signataires de cet appel, membres de la Confédération Européenne Syndicale (CES) soutiennent la Constitution pour l’Europe.
Elles considèrent que :
- La Constitution représente à ce jour, le Traité le plus favorable aux travailleurs,
- Elle intègre la Charte des droits fondamentaux, pour laquelle les syndicats avaient manifesté à Nice en décembre 2000,
- Elle déclare que l’Union est fondée sur les valeurs de respect de la dignité humaine, de liberté, de démocratie et de respect des droits de l’homme,
- Elle fixe de nouveaux objectifs pour l’Europe sociale, comme le plein emploi, l’égalité entre les hommes et les femmes, la lutte contre les discriminations et l’exclusion sociale, la solidarité entre les générations ou le développement durable,
- Elle donne une base juridique aux Services Economiques d’Intérêt Général (SIEG),
- Elle renforce la démocratie sociale en reconnaissant le rôle des partenaires sociaux et de la négociation collective,
- Elle crée un droit d’initiative populaire permettant aux citoyens réunissant 1 million de signatures, de soumettre à la Commission européenne une proposition de loi européenne,
- Elle renforce les pouvoirs du Parlement européen, qui devient un véritable co-législateur avec le Conseil européen.
Les organisations syndicales signataires de cet appel saluent les véritables avancées sociales et démocratiques que la Constitution pour l’Europe contient. Elles considèrent qu’elle constitue un progrès pour la construction de l’Union européenne dont les citoyens ont besoin.
Elles appellent les travailleurs à soutenir la Constitution pour l’Europe.
ORGANISATIONS SIGNATAIRES
France : CFDT : Confédération Française Démocratique du Travail - UNSA : Union Nationale des Syndicats Autonomes - Allemagne : DGB : Deutscher Gewerkschaftsbund. Belgique : CSC : Confédération des Syndicats Chrétiens - Espagne : UGT : Unión General de Trabajadores - CC.OO : Confederación Sindical de Comisiones Obreras. Grèce : CGT : Greek General Confederation of Labour. Italie : CGIL : Confederazione Generale Italiana del Lavoro – UIL : Unione Italiana del Lavoro - CISL : Confederazione Italiana Sindacati Lavoratori. Luxembourg : LCGB : Confédération des Syndicats Chrétiens du Luxembourg. Pays-bas : FNV : Federatie Nederlandse Vakbeweging. Portugal : UGT-P : União Geral de Trabalhadores. République Tchèque : CMKOS : Czech-Moravian Confederation of Trade Unions. Suède : LO : Landsorganisationen i Sverige.
08:55 Publié dans Référendum | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24/05/2005
Les nostalgiques de 89
A moins d'une semaine du scurtin du 29 mai, lors d'une conversation au moement d'un déjeuner avec des collègues, une expression nous est venue pour caractérisé, non sans humaour je le concède, les tenants de NON qu'ils soient de gauche ou de droite : les nostalgiques de 89.
En effet, il y a d'abord les nostalgiques de 1989, c'est à dire les tenants du non de gauche (LO, LCR, PCF,...) qui regrettent en majorité l'époque d'avant la chute du Mur de Berlin et du double souffle de la démocratie et de la liberté qui a touché les anciens pays de l'Europe de l'est. S'ils disent vouloir une autre Europe, leur Europe d'avant 1989 est différente de la mienne qui est celle d'une Europe d ela liberté et de la démocratie.
Il y a ensuite, les tenants du NON de droite (M.P.F.,...) qui semblent eux nostalgiques de 89, mais de 1789 et d'une Europe aux nationalismes exacerbés entre les peuples avec les conséquences que tout le monde connaît.
Aussi, le 29 mai prochain, ne nous trompons pas de question et répondons à la question suivante :
- à qui devons-nous la paix entre nos états depuis plus de 50 ans ?
- à qui devons-nous la liberté de circuler librement au sein d'une majorité d'Etats de l'Union Européenne avec une simple carte d'identité ?
- à qui devons-nous de posséder une monnaie l'Euro ?
Notre continent européen, se portait-il mieux avant la déclaration de Robert Schuman du 9 mai 1950 qui marque la volonté de créer une union européenne ? Le 9 mai qui est devenu depuis la journée de l'Europe.
Le 29 mai, je ne dirai pas OUI au Président de la République
Le 29 mai, je ne dirai pas OUI au Premier Ministre de la République,
Le 29 mai, je ne dirai pas OUI à la politique gouvernementale,
Tout simplement car il ne s'agit pas de la question posée.
Mais je dirai OUI afin de continuer à faire avancer la construction européenne sans oublier ce qu'elle nous a apportée depuis 50 ans et en lui pardonnant ses imperfections tout en cherchant à les corriger.
Un OUI d'avenir ou un NON de désespoir ?
Mon choix dans l'avenir est fait.
Eric MIELKE
16:55 Publié dans Référendum | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
26/04/2005
Nos amis polonais et européens
Pendant la Seconde Guerre Mondiale, de nombreux soldats polonais ont participé à la libération de la France. Ne l'oublions pas, si nous devions donner une seule justification à la construction européenne, la paix entre ses membres serait la première. Ne restons pas sourds à l'appel de nos amis polonais !
POLOGNE : LETTRE OUVERTE AUX FRANCAIS
25 avril 2005
Dans quelques mois, la Pologne célébrera le 25ème anniversaire de la création de Solidarnosc . Grâce à notre appartenance à l’Union européenne, nous allons commémorer cet anniversaire, libres de l’oppression totalitaire que nous avons connue au vingtième siècle et confiants dans l’avenir.
Nous n’allons jamais oublier les gestes spontanés de solidarité de la part de la France et des Français pendant les grèves d’août 1980. Nous allons encore mieux nous souvenir du soutien moral, soutien à l’opposition démocratique et l’aide matérielle qui nous arrivait des centaines de villes et de villages de France au temps de l’état de guerre.
De nouveaux défis se présentent aujourd’hui devant nous et devant vous, ils résultent de notre appartenance à l’Union européenne. Vous et nous , allons voter dans les referendums sur le Traité constitutionnel. Le résultat du scrutin décidera si l’Union européenne pourra s’épanouir au profit de toutes les nations qui la composent, ou si - en cas de vote négatif - elle sombrera dans une très grave crise. L’Union affaiblie et plongée dans le désarroi ne pourrait pas remplir les tâches que lui ont assignées ses Pères Fondateurs
La première année après l’élargissement a bien montrée que l’adhésion de nouveaux Etats Membres a non seulement été la réalisation du rêve de l’Europe unifiée, mais qu’elle apporte des avantages matériels aussi bien aux anciens qu’aux nouveaux membres.
Le Traité constitutionnel, grâce à la Charte des Droits Fondamentaux qu’il contient, offre une chance réelle d’approfondir la dimension sociale dans le fonctionnement de l’Union européenne. En même temps que nous agissons pour l’acceptation du traité, nous devons rechercher ensemble les moyens de maintenir le modèle social européen et de le concilier avec les changements nécessaires pour accélérer notre développement commun.
Il y a parmi nous ceux qui ont soutenu le Traité de Nice et ceux qui s’y sont opposés. Nous estimons cependant, qu’il s’agit à l’heure actuelle du futur de l’Europe. Nous devons empêcher que le Traité soit victime des hommes et des groupes qui ne peuvent pas, ou ne veulent pas , saisir l’importance historique du défi auquel nous sommes aujourd’hui confrontés.
Notre devoir vis-à-vis des générations futures exige que nous soutenions le Traité constitutionnel dans les referendums. Nous nous y efforcerons lors du vote qui, dans notre pays, aura lieu en septembre 2005. Ainsi nous donnerons la preuve de notre foi en notre avenir commun. Au nom de cet avenir, au nom des liens qui ont uni nos deus pays pendent des siècles, au nom de l’affection que nous portons à la France nous nous permettons de vous adresser un appel pour que vous donniez vos voix en faveur du Traité, lors du referendum du 29 mai. Répondez à l’espoir que place en vous vos voisins et vos amis. Votre soutien à la constitution européenne aura une importance primordiale pour le résultat de notre consultation.
Nous sommes persuadés qu’il ne peut pas y avoir d’Union européenne viable, forte et ecoutée dans le monde, sans qui la France y assume le rôle que lui assigne l’Histoire.
Włodzimierz Cimoszewicz, ancien Premier Ministre, Maréchal du Sejm de Pologne,
Marek Edelman, organisateur et survivant du soulèvement du Ghetto de Varsovie ;
Bronisław Geremek , ancien Ministre des Affaires étrangères, Membre du Parlement européen ;
Agnieszka Holland , cinéaste ;
Ryszard Kapuściński , écrivain ;
Jan Kułakowski , ancient Ambassadeur auprès de L’Union européenne, Membre de Parlement européen ;
Krystian Lupa , metteur en scène ;
Jerzy Łukaszewski , ancien Recteur du Collége d’Europe, ancien Ambassadeur en France ;
Tadeusz Mazowiecki , ancien Premier Ministre ;
Adam Michnik , Redacteur en chef de “Gazeta Wyborcza” ;
Andrzej Olechowski, ancien Ministre des Affaires étrangères,
Dariusz Rosati , ancien Ministre des Affaires étrangères, Membre du Parlement européen ;
Henryk Samsonowicz, ancien Ministre de l’Education nationale ;
Andrzej Seweryn, Sociétaire de la Comédie française ;
Krzysztof Skubiszewski, ancien Ministre des Affaires étrangères, President du Tribunal d’Arbitrage USA-Iran ;
Róża Thun , Secrétaire Gènérale de la Fondation Robert Schuman ;
Andrzej Wajda , cinéaste ;
Lech Wałęsa, ancien Président de la République de Pologne ;
Piotr Węgleński, Recteur de l’Université de Varsovie ;
Krzysztof Zanussi , cinéaste ;
Franciszek Ziejka , Recteur de l’Université Jagellone à Cracovie ;
Andrzej Żuławski, cinéaste.
13:15 Publié dans Référendum | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25/04/2005
Simone Veil : une militante exemplaire de la construction européenne
Simone VEIL qui a connu la Seconde Guerre Mondiale et son horreur des camps de concentration vient de se lancer dans la campagne en faveur du OUI à la Constitution Européenne.
Membre du Conseil Constitutionnel, elle a décidé de se mettre "en congé" de cette institution de manière temporaire afin de se consacrer au combat qui a toujours caractérisé son engagement politique "celui de la construction européenne".
Plusieurs fois députée euroépenne, première française à accéder aux fonctions de Présidente du Parlement Européen; elle a notamment mené une liste lors du scrutin de 1989 avec comme slogan : Mon parti c'est l'Europe.
Le nom de Simone VEIL est souvent associé à la loi qu'elle a défendue et fait votée par les parlementaires français et qui a légalisait le recours à l'avortement.
Une belle réponse à certains partisans du non qui affirment (sans aucun fondement juridique) qu'avec la Constitution Européenne c'était la fin de ce droit.
10:10 Publié dans Référendum | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




