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18/12/2005

Rapport PEBEREAU sur la dette publique

« Le choix de la facilité depuis 25 ans est la principale explication du niveau très préoccupant de notre dette publique » peut-on lire dans le rapport Pébereau remis au ministre des Finances. La commission dirigée par le président de BNP-Paribas comptait des élus de droite et de gauche, des économistes, des personnalités de la société civile et des grands patrons. Selon ce rapport, la dette publique a été multipliée par cinq depuis 1980. Elle dépassera 66% du PIB à la fin de l’année 2005, soit bien au-delà des 60% imposé par les critères de Maastricht. Depuis dix ans, l’Etat dépense en moyenne 18% de plus que ses recettes. Le rapport souligne que cette dette compromet nos « ambitions de croissance et de solidarité ».

 

Le rapport préconise de « remettre en ordre nos finances publiques en maîtrisant nos dépenses et en les orientant mieux » dans les cinq ans à venir. En clair, il s’agit de stabiliser les dépenses publiques en euros courants et de revenir impérativement à l’équilibre des comptes sociaux durant cette période. Le rapport Pébereau préconise dans le même temps un maintien du niveau global des prélèvements obligatoires et un réexamen intégral de l’efficacité des dépenses, en particulier un réduction du nombre de ministères et de collectivités territoriales en utilisant les départs à la retraite dans la fonction publique pour « supprimer les sureffectifs ». Le budget 2006 qui vient d’être voté au Sénat, va dans le sens inverse de toutes les mesures préconisées dans le rapport.

 

Et alors que ce rapport a mis en avant certaines évidences connues de tous, pourquoi attendre juin 2006 pour prendre des bonnes résolutions comme l’ont annoncé certains hommes politiques exerçant actuellement de hautes responsabilités.

 

La position des élus UDF face au projet de budget 2006 dont l’une des principales remarques étaient la non réduction significative des déficits publics n’était-elle pas la position la plus raisonnable ? La lecture de ce rapport semble le confirmer.