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26/06/2006

Le projet de l'Autoroute A 24, finalement je dis NON

L’A24, une lettre et des chiffres qui dans le secteur de la métropole lilloise et dans notre département du Nord font l’objet d’un large débat contradictoire depuis plusieurs années qui s’est intensifiée ces derniers mois.. Collectif anti-A24 d’un côté, manifestation et réunion débats se multiplient ainsi que les prises de position d’élus et d’associations citoyennes.

Si au début, il faut avoir l’honnêteté de le dire, il était de bon ton de se montrer plutôt favorable, mai" chez  le voisin » pour ce projet, la situation a fortement évoluée et les élus prenant position défavorablement sur ce projet sont de plus en plus nombreux.

En ce qui me concerne, j’ai souhaité attendre avant d’exprimer aujourd’hui ma position. Finalement, je me déclare opposé à la construction et ceci pour les quatre saisons suivantes :

- premièrement, dire comme justification que cela va désengorger l’A1 est inexact, car de nombreuses études ont démontré que cela était beaucoup plus complexe. D’ailleurs lorsque vous ouvrez en général une nouvelle voie de circulation cela crée un appel d’air supplémentaire et entraîne une augmentation du trafic routier. Pour s’en convaincre, il suffit de voir le « nouveau périphérique lillois » mis en service il y a 5 ans.

- deuxièmement, réaliser un tel projet cela serait consacré le « transport routier » et de fait ne pas s’engager véritablement sur le développement des « transports alternatifs » (rail, ferroutage,…) et cela n’est pas l’avenir car chacun sait que nos ressources pétrolières ne sont éternelles et que l’effet de serre ne sera que renforcé avec une telle augmentation de trafic, un exemple illustre mes propos le développement du tout nucléaire en France qui ne s’accompagne pas d’une recherche volontariste pour développer les énergies renouvelables. De plus, l’absence d’une véritable volonté de recherche de carburant alternatif en est aussi un exemple flagrant.

- troisièmement, lorsque l’état se refuse à investir 15 millions d’euros pour reconstruire les autoponts lillois du carrefour avec la Madeleine qui viennent d’être enlevés ou de choisir une solution souterraine plus respectueuse de l’environnement, je me dis que celui-ci aura sans doute beaucoup de difficultés pour dégager les crédits nécessaires pour la construction de l’autoroute A24 et surtout dans quel délai. Il est question de l’an 2015, 2020….Et à cette époque le projet A24 ne sera-t-il pas déjà totalement obsolète ?


- quatrièmement, peut-on réaliser un projet contre l’avis des élus et surtout des citoyens des secteurs concernés. La réponse coule de source, dans une véritable démocratie c’est NON car nos concitoyens ne l’acceptent plus. Pour le secteur Lille-Ouest de la quatrième circonscription si certains élus souhaitent encore le projet d’une autoroute A24, Marc Philippe DAUBRESSE en tête, ils s’opposent à ce qu’elle se caractérise par le tracé historique (Lompret,…) c'est-à-dire nous y sommes favorables mais "chez nos voisins", c’est-à-dire pour le tracé alternatif du Pont de Badoux. Olivier HENNO a été le premier élu de ce secteur à prendre position contre le projet de l’A24 (http://www.henno2005.net/article252.html). Position au départ qui a surpris puis grâce à la campagne d’explication qu’il a lancée et surtout l’argumentation développée, les citoyens soutenant et surtout rejoignant sa position sont de plus en plus nombreux. Il convient aussi bien sûr de citer les élus écologistes du secteur et notamment ceux de la commune de Wambrechies qui ont fait campagne depuis longtemps contre ce projet. Toutefois, il est intéressant de remarquer que le nombre d’opposants à ce projet dans ce secteur Lille-Ouest de la métropole est de plus en plus important. D’ailleurs, il est intéressant de rappeler le vote il y a peu d’une motion en conseil municipal de Wambrechies, ce dernier s’est prononcé contre l’A24, et ceci quelque soit le tracé retenu.

Concernant le trajet alternatif passant par le Pont de Badoux et les Weppes les maires du secteur se sont prononcés contre et la mobilisation des collectifs A24 est elle aussi importante et ne cesse de grandir. Citons dans ce domaine l’action de Gérard CABY (http://udf59.devdurable.free.fr) membre de la commission développement durable de l’UDF Nord et son équipe et ceci à titre personnel. Il convient aussi de citer la position respectable, il va de soit de Denis VINCKIER Conseiller Général de Lomme qui défend le projet de l’autoroute A24 (http://denisvinckier.hautetfort.com).

Concernant le tracé par les Flandres, le peu d’enthousiasme dans le secteur ne fait pas de celui-ci une véritable alternative réelle.


Aussi, comme je le disais, dans le titre de cette note, je me prononce finalement contre le projet de l’autoroute A 24 car je crois ardemment qu’elle ne se concrétisera pas et qu’il convient de s’atteler ardemment à des solutions alternatives au-delà du tout routier. Car il n’est jamais bon de s’entêter contre l’avis des citoyens, l’exemple du permis de construire pour l’extension du stade Grimonprez Jooris illustre parfaitement mes propos.

La consultation publique organisée qui s’est concrétisée par un certain nombre de réunions publiques se poursuit sur le web à l’adresse suivante : http://www.concertation-a24.fr et je vous invite à y exprimer votre position.

Eric MIELKE